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Mercredi 9 janvier 2019 / 16h Théâtre du Nord (petite salle)

Lecture et mise en voix

Notre Père / Création 2020

 

Résumé

C’est une rencontre, un ultime face à face entre un père et sa fille.

Un père malade et qui se prépare, porté par sa foi. Inébranlable.

Nous sommes dans son appartement. La mère est absente. Ils se parlent autour d’un repas. Peut-être le dernier. Un repas qu’il a préparé pour elle, et qu’elle effleure, comme une provocation, du bout des lèvres.

Ils n’ont rien d’autre à faire que d’être ensemble et de se dire, enfin.

Deux générations en quête d’absolu.

Deux solitudes qui s’affrontent et se percutent, sur les chemins obscurs de la transmission.

 

 

Note d'intention

Perdre un jour son père. Quoi de plus banal. Et pourtant.

Y a-t-il des mots pour exprimer le traumatisme du deuil ?

Et puis, quoi dire ?

Peut-on prendre la parole, après ?

L’écriture serait-elle d’abord une parole intime ? Oui, sans doute une parole que l’on s’adresse, non pour faire le deuil, mais pour se situer dans un ailleurs plutôt que dans l’agir. Et rester dans le pourquoi.

J’écris pour déjouer le temps. Repenser le passé. Faire comme si.

Brasser, embraser l’imaginaire de chacun.

J’écris pour oser la confrontation. Au-delà du chagrin.

J’écris la mort annoncée d’un père à sa fille.

J’écris leur amour comme un enjeu. Face à leurs croyances respectives.

Entre eux, omniprésente, se dessine la figure d’un autre père.

Au seuil de l’adieu, dans quels bras se blottir ?

La question de la transmission me poursuit. Je l’aborde ici sous le prisme de cette relation père-fille. Fiction ou réalité, ils vont bousculer les non-dits. Christa Wolf écrit dans Trame d’enfance, la fiction n’est pas un mensonge qui dit la vérité : la fiction est la matière même de la vérité, d’une vérité qui cherche quelqu’un pour la dire.

A travers le père et sa foi, la fille et son athéisme, j’interroge le corps et sa finitude. Le corps et ses plaisirs. Le corps et sa féminité. De quoi a-t-il faim ?

 

Création printemps 2020 / Maison Folie Beaulieu

 

Texte et mise en scène Anne-Marie Storme

Avec Dominique Sarrazin et Charlotte Talpaert

Regard chorégraphique Cyril Vialon